Une différence de couleurs, mais pas seulement
À première vue, seule leur couleur les distingue. Pourtant, derrière cette différence visuelle se cache une évolution technique qui influence directement les performances thermiques des isolants.
Le PSE blanc : une isolation éprouvée. Composé de billes de polystyrène expansé emprisonnant environ 98 % d’air, il limite les transferts thermiques grâce à sa structure alvéolaire. Selon les formulations et les caractéristiques du produit, sa conductivité thermique (λ) se situe généralement autour de 0,036 à 0,038 W/(m·K).
Le PSE gris : le graphite fait la différence ! L’intégration de particules de graphite permet de réduire les transferts thermiques par rayonnement à l’intérieur du matériau. Résultat : une conductivité thermique plus faible, pouvant atteindre 0,031 W/(m·K) pour certaines formulations.
Quel impact sur le dimensionnement ? À résistance thermique équivalente, un PSE gris peut nécessiter une épaisseur inférieure à celle d’un PSE blanc. Un avantage particulièrement intéressant pour les projets soumis à des contraintes d’encombrement, notamment en isolation thermique par l’extérieur (ITE).
Prenons un exemple : pour atteindre une résistance thermique R de 4 m²·K/W, il faut théoriquement :
- 152 mm de PSE blanc avec un λ de 0,038 W/(m·K).
- 124 mm de PSE gris avec un λ de 0,031 W/(m·K).
Soit près de 18 % d’épaisseur en moins, à performance thermique équivalente.
Attention toutefois : le lambda ne fait pas tout ! Résistance mécanique, conditions de mise en œuvre, exposition au rayonnement solaire et compatibilité avec les systèmes constructifs restent des critères déterminants dans le choix d’un isolant. Chez ISOLFRANCE, nous développons différentes solutions en PSE pour répondre aux exigences thermiques et techniques de chaque application.
Blanc ou gris, le bon isolant est avant tout celui dont les performances correspondent aux contraintes du projet.